Coucou ! Je déterre le sujet, parce que ces derniers temps l’idée de recommencer à faire de la distance me chatouille. Alors je n’ai pas de projets fou comme rouler plus de 300km dans la même journée, mais j’ai ma propre interprétation du “rouler plus que jamais” ; c’est à dire que déjà d’aller rouler, ce sera déjà plus qu’avant ![]()
Bon et ce week-end je suis allé faire 15 bornes samedi avec ma 29”, pour retrouver des sensations, tester un peu ma condition physique. C’est pas si mal. Du coup le lendemain je suis retourné faire 10 bornes. 10km c’est un échauffement mais avec un agenda de jeune papa c’est déjà bien, environ 1h30 de sortie dans le week-end pour s’y remettre.
Et puis… et puis ça me démangeait. Depuis longtemps, très longtemps. Mais là ça me démangeait encore plus. Là, c’était le moment. Il faut que j’essaye le Schlumpf, pour de vrai. Alors j’ai contacté Sam pour emprunter la 29S, et je suis allé la chercher hier soir. Et ce soir, entre le biberon et les derniers rayons de soleil, j’ai trouvé un petit créneau pour aller l’essayer.
WOUAW. C’est trop rigolo.
J’avais déjà testé comme ça, rapido, sur le mono d’un copain, d’enclencher et de faire deux trois tours de roue. Mais j’avais jamais vraiment roulé. Et c’était il y a longtemps. Là, j’ai descendu le bourg pour rejoindre la voie verte avant d’enclencher, pour m’échauffer et pour m’habituer aux manivelles de 150 (franchement j’avais l’impression de m’envoyer les genoux dans le menton…), moi qui suis habitué à rouler en 100mm sur mon 20” comme sur ma 29” depuis des années. Arrivé sur la voie verte, ça y est, tout excité, je décide de me lancer : un coup de talon, et… un deuxième coup de talon, et… un trois- clac- VLAN. Me voilà les pieds par terre. Bon, allez, je désenclenche et je remonte. Un coup de talon, et… deux coups de talon, et… 5-6 coups de talon plus tard, clac : je roule ! je suis encore dessus ! Youhouuuu !
J’ai fait un km environ, puis je désenclenche, je suis toujours sur le mono. Je me prépare à faire demi-tour, et je vois arriver d’en face une femme avec son p’tit loup, les deux dans un drôle de VAE, j’ai pas vu s’il y avait deux ou trois roues, dans tout les cas il y en avait trop. Et là me vient une idée. Je fais demi-tour une fois qu’elle est passée, un coup de talon, et… scrmblgmtpfh foutues semelles molles allez hop ça passe! Je fonce ! Je me demande si je vais réussir à suivre, voire rattraper ce VAE. Ça roule pas mal sur 300m, j’ai l’impression de réussir à suivre, et puis un petit déséquilibre avant imprévu, la peur de l’échec me fait sauter du mono. Je retombe un peu bizarrement sur mes cannes mais j’arrive à pas me vautrer. Tiens, t’as trop pris la confiance mon coco. Bon allez, je remonte dessus, pis là je galère à enclencher, et quand ça passe, je me vautre systématiquement, au moins 4 fois de suite. Respiration profonde, c’est une leçon d’humilité. Et j’arrive à repartir.
J’ai continué à faire des allers-retours sur mon bout de bitume d’1 km de long, à chaque fois que j’arrivais à un bout, j’essayais de désenclencher, de faire demi-tour et de réenclencher (spoiler, j’ai plutôt bien réussi). Au début j’étais un peu surpris par l’effort nécessaire pour pousser le mono avec la vitesse, et puis sur la fin je me suis rendu compte que c’était plutôt supportable. La gestion de l’équilibre c’est quelque chose par contre. Ça coûte vite cher en énergie. Mais les sensations sont super grisantes. Je pense que je suis allé un peu au dessus du maximum de vitesse que j’atteins avec ma 29”, mais avec une sensation vraiment très différente pour le coup, une certaine facilité déconcertante.
Sur le retour (pour rentrer chez moi depuis la voie verte il y a une p’tite côte sympa), j’ai essayé de rester enclenché. Au premier tiers de la côte je me suis vautré encore. Je suis resté sur mes jambes à nouveau, heureusement. Comme c’est sur la route, je me suis dit que j’allais pas faire le mariole et que j’allais remonter sans la vitesse. Et puis en fait, je remonte sur le mono, et là j’arrive plus : je m’étais déjà habitué à rouler avec la vitesse, et le combo des manivelles en 150 dont je n’ai pas l’habitude fait que je mets des grands coups de jambe, je force beaucoup sans aucune résistance, j’avance à rien et je bringuebale de droite à gauche. Oh le c**, il sait plus faire de mono. Bon bah… je réenclenche dans la côte
et ça passe ! j’ai réussi à terminer l’ascension et arriver chez moi comme ça.
BREF, une première expérience super grisante et encourageante, je crois donc que je suis parti pour… rouler plus que jamais !